12 juil

Electric Lady (Arlette) Land

Ce titre était des plus évident pour parler de l’ancienne complice rockeuse de Claire Jau, j’ai nommé Lady Arlette. La dame a décidé de voler de ses propres ailes depuis maintenant 3 ans. Au début, c’était un gag, une boutade entre les deux chanteuses. Mais la Lady a de la ressource et ses chansons ne demandaient qu’à exister pour un public de plus en plus grand.

J’avais reçu l’album de Lady Arlette – Annabelle Cavalin de son vrai nom – il y a quelques semaines, et de passage à Dieppe, j’en ai profité pour aller faire un tour au festival Rock’n Caux et découvrir ce qui se cachait sous les dentelles de la donzelle.

A la première écoute de l’album, c’est clair, on est ici dans un rock bien trempé, digne de Noir Désir, à la française avec des textes ciselés, travaillés, concis. Tout ce que j’aime ! D’ailleurs, paradoxalement, ceux-ci demandent peut-être que l’on se pose dans son salon pour en apprécier toute la profondeur. Car ils ne sont pas nécessairement « évidents ». Il faut prendre le temps de les apprivoiser, d’en apprécier la saveur. Mais que ça fait du bien d’entendre des choses bien dites sur un bon rock énergique et sans concession ! Et ça n’est pas tout ! Après 3 titres d’une énergie très rock-garage façon REM dans leurs sonorités les plus rapeuses, la guitare-hero nous dévoile une facette plus douce et délicate. Tout ça pour ranger au placard les propos sexistes et machistes des manuels d’analyse musicale, comme quoi les mouvements rythmés seraient « masculin », et les mouvements mélodique « féminin ». Pfff, foutaise que tout ça ! Et les Beatles, c’était pas 4 mecs qui faisaient aussi des ballades ? Mais il est vrai que la chanson française, ces dernières années, nous a plus souvent habitué à des fi-filles blondes, bien gentilles et propres sur elles, susurrant des jolies chansons au sujet de leurs petits copains ou de leurs sorties cinéma « entre filles ».

Non, ici, on serait plutôt du côté de Claire Diterzi ou de Barbara qui aurait troqué son piano contre une guitare électrique et une pédale fuzz. Y’a du Jimmy dans l’air (que ce soit Hendrix ou Page) et, rassurez-vous, la première dame de France, avec son filet de voix, est partie très très loin avec son Ogre de mari, au royaume de « fort fort lointain »… vous vous souvenez ?

Lady Arlette m’a conquis par un set énergique et impeccable, à l’humour débridé. Les 3 garçons, comme elle dit, qui l’accompagnent, sont d’une efficacité et une mise en place redoutable. Et cette Lady là aurait pu enflammer le public de Taratata, il y a 3 semaines, lors de la Fête de la Musique sur la place des palais, à Bruxelles. Ca nous aurait peut-être épargné Claire Keim, sa voix maniérée et ses 3 notes de piano, ou, pire, la reprise pitoyable de Téléphone par Christophe Maé. Pitié!!! Nagui, tu vis sur quelle planète?
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Une interview de Lady Arlette en backstage. Elle nous parle de la génèse de Lady Arlette, les débuts du projet, ses influences, ses références musicales
Interview Lady Arlette – première partie

Seconde partie de l’interview: ses débuts la guitare, son parcours, ses projets futurs
Interview de Lady Arlette – deuxième partie

Vous pouvez retrouver Lady Arlette sur http://www.lady-arlette.com

Mais aussi les 3 artistes de leur nouveau label, dont on parlera bientôt: http://www.lafemmeabarbe.fr

Un Commentaire

  1. 1 16 septembre 2011 à 17 h 51 min
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    Superbe article! Connaissant la Lady et ayant eu le plaisir de la voir sur scène, voici des mots très justes pour parler d’elle!
    PS: Mais c’est vrai Nagui, viens donc faire un tour à Rouen!

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