28 oct

Les tarés de l’allitération

Avant-propos : Nous vous invitons à prononcer à voix haute les nombreux extraits de chansons cités dans cet article, histoire de bien goûter à la richesse et de bien sentir les effets de musicalité de ces textes sonores.

En toute logique, les bons paroliers cherchent à faire sonner les mots. Si la plupart d’entre eux ont au moins recours à la rime, certains ont choisi d’aller plus loin que ce procédé simple créé à l’origine pour la mémorisation d’un texte. Ils utilisent les mots comme des sons à part entière et jouent sur l’agencement des consonnes et des voyelles dans le corps des vers, sur la répétition de sons aussi, pour créer, déjà au niveau du texte, une couleur musicale rythmique et mélodique : Quand le jazz est / Quand le Jazz est là / La java s’en / La java s’en va / Il y a de l’orage dans l’air / Il y a de l’eau dans le / Gaz entre le jazz et la java (« Le Jazz et la Java », Claude Nougaro, 1962).

Avant de parcourir le répertoire francophone, quelques définitions s’imposent. L’allitération est une répétition d’une consonne ou d’un groupe de sons dans une suite de mots rapprochés. Elle peut comporter aussi des assonances, jeux de sonorités sur une voyelle répétée. Si on pousse le vice plus loin, on obtient le virelangue. L’idée de ce procédé est, à partir d’allitérations et d’assonances, de rendre la prononciation d’un texte difficile (Jésus chez Zaché siégea), de brouiller la compréhension orale (Angèle et Gilles en gilet gèlent), ou les deux à la fois (Si six cents scies scient six cents cigares, six cent six scies scieront six cent six cigares).

LES MAÎTRES DU GENRE : LAPOINTE, GAINSBOURG, McNEIL ET MC SOLAAR

Certains auteurs sont passés maîtres dans l’art de jongler avec les allitérations et les assonances.

On considère souvent Boby Lapointe comme le pionnier en la matière. Mais, c’est oublier que Charles Trenet, en 1943 déjà, chahutait notre compréhension en interprétant « Débit de l’eau, débit de lait » : Ah!  Qu’il et beau le débit de lait / Ah! Qu’il est laid le débit de l’eau / Débit de l’eau si laid / Débit de lait si beau / S’il est un débit beau c’est bien le beau débit de lait /Au débit d’eau y’a le beau Boby / Au débit d’lait y’a la bell’ Babée / Ils sont vraiment gentils chacun dans leur débit / Mais le Bobby et la Babée sont ennemis / Car les badauds sont emballés / Par les bidons de lait d’Babée / Mais l’on maudit le lent débit / Le lent débit des longs bidons du débit d’eau d’Bobby. Ce texte écrit par Francis Blanche, Trenet le chantait bien sûr sans traîner, à un débit d’enfer.

En 1964, Boby Lapointe, crée « Ta Katie t’a quitté », le bijou par excellence. Il a l’idée géniale d’évoquer le tic-tac obsédant et répété d’un réveil en jouant principalement sur les sons [t] et [k] : Ta Katie t’a quitté / Tic-tac tic-tac / T’es cocu, qu’attends-tu ? / Cuite-toi t’es cocu / T’as qu’à, t’as qu’à t’cuiter / Et quitter ton quartier / Ta Katie t’a quitté / Ta tactique était toc / Ta Katie t’a quitté / Ôte ta toque et troque / Ton tricot tout crotté / Et ta croûte au couteau / Qu’on t’a tant attaqué / Contre un tacot coté / Quatre écus tout comptés / Et quitte ton quartier…. Ce n’est pas pour rien que Truffaut, dans Tirez sur le pianiste, s’est résolu à le sous-titrer. Peu à peu, il s’est fait le spécialiste du virelangue, avec des chansons comme « Eh ! Toto », « La peinture à l’huile », « T’as pas t’as pas tout dit » ou encore « Le papa du papa ». Pour élaborer la chanson « Méli Mélodie », l’ami Boby qui était aussi un mathématicien reconnu a imaginé le système numérique « Bibinaire ». En fonction de ce programme et des sons qu’il lui avait fournis, l’ordinateur créa des pseudo-mots formant une suite : Adéli adémo mélami adéli / Laminja olala émiléli mimé / Malila jédélo mémimo odéli / Ladémi démodé admila matimé. Précisons que le but n’était pas d’élaborer des phrases ou de faire des liens entre les termes obtenus. Il s’est alors inspiré de ces pseudo-mots, de ces sonorités pour créer le texte de la chanson avec des mots existants. Voici un échantillon du résultat : Amélie dont les nénés doux / Ont donné à l’ami Milou / (Milou le dadais de Limoux) / L’idée d’amener des minous… / Des minous menus de Lima / Miaulant dans les dais de damas / Et dont les mines de lama / Donnaient mille idées à Léda…. >>> Une idée plus précise du système « Bibinaire »

Grand musicien des mots, Serge Gainsbourg n’a eu cesse de jouer avec les sons. Question allitérations, on pense bien sûr aux couplets de « La Javanaise » (1963) : J’avoue / J’en ai / Bavé / Pas vous / Mon amour / Avant / D’avoir / Eu vent / De vous / Mon amour. Mais, on aurait tort d’oublier la bien moins connue « Tata teutonne » où il évoque le bruit d’une mitraillette allemande grâce à une avalanche d’allitérations en [t] : Otto est une tata teutonne / Pleine de tics et de totos / Qui s’autotète les tétés / En se titillant les tétons / Et sa mitraillette fait / Ta Tata Tata Tata ! Ta Tata Tata !. Cette chanson figure sur l’album Rock around the bunker (1975) qui présente plusieurs chansons allitérantes. Il y a une belle prouesse aussi dans le poème slammé « Variations sur Marilou » (1976) dont voici un extrait : Lorsqu’en un songe absurde / Marilou se résorbe / Que son coma l’absorbe / En pratiques obscures / Sa pupille est absente et son iris absinthe / Sous ses gestes se teinte / D’extases sous-jacentes. Mais, son chef d’œuvre dans le genre est « Exercice en forme de Z » (1978) interprété par Jane Birkin : Zazie à sa visite au zoo / Zazie suçant son zan / S’amusait d’un vers luisant / D’Isidore Isou / Quand zut! Un vent blizzard / Fusant de son falzar / Voici zigzaguant dans les airs / Zazie et son Blazer. En mettant toutes ces allitérations en [z] dans une bouche à l’accent british, Gainsbourg a rendu l’écoute de ce texte encore plus savoureuse.

David McNeil est connu pour avoir écrit les paroles coquines de « Mélissa » (1984), gros tube de Julien Clerc dont les couplets jouent sur les sonorités du prénom de la sensuelle ingénue : Mélissa, métisse d’Ibiza / Vit toujours dévêtue / Dites jamais que je vous ai dit ça / Ou Mélissa me tue. Dans les refrains, une autre flopée sonore prend le dessus : « Descendez, ça, c’est défendu / Oh ! C’est indécent ! » / Elle crie mais bien entendu / Personne ne descend. Enfin, il conclut chaque refrain sur cette invitation des plus sonores : Matez ma métisse !. Bien avant, sous son propre nom, McNeil s’était déjà fait remarquer par une série de textes virtuoses comme « Lasso Lucy » (1974) : Lasso Lucy le laisse délacer / Sa robe mais quand il veut l’embrasser / Lucy le laisse pas l’enlacer / Lassé l’homme élancé la laisse là / Mais Lasso Lucy l’attrape au lasso / Et hoo! La suite, Dieu seul la sait. Il rendra aussi un bien bel hommage à Boby Lapointe avec « Lapointe à pitre » (1979), un vrai festival d’allitérations dont voici un échantillon : Belle Odile en baby doll / Dort dans le lit d’une idole adulée / Mais l’idole a des idylles / Au Lido de Blue Bell blondes ondulées / Dents de lait / Dents de loup / Faut pas être jaloux / Dit l’idole qui croque Odile / Qui ne comprend rien du tout / Odile est l’amie d’Adèle / Mais, dilemme, l’ami d’Adèle dit l’aimer / Adèle, elle, aime l’idole et / Dine au Lido, en denim élimé….  Dans son dernier disque Seul dans ton coin (1991), Mc Neil a montré qu’il n’avait rien perdu de son génie avec des trouvailles comme Je suis ni Paganini ni Beethoven / T’as pas d’veine (« Élise ») ou Ça téléphone de Bombay / D’un bain de boue chez Bobet (« Seul dans ton coin »).

Dès son premier album (1991), MC Solaar joue sur les allitérations et les assonances. Dans « Victime de la mode », par exemple, il se fend de trouvailles comme Dominique réplique et très vite m’explique / Qu’elle veut être la réplique d’une créature de clip. Mais aussi : Ma tactique attaque tous tes tics avec tact. « Qui sème le vent récolte le tempo » est encore un bel exemple de jeux sur les sonorités : On me traite de traître quand je traite de la défaite du silence. Ou plus loin : C’est du rap liquide fluide créé par un druide un peu speed / Qui file comme un bolide pour ne pas faire un bide / Du rap d’attaque qui frappe, épate, matraque et patatraque. Mais surtout, ce texte est révélateur du « combat littéraire » que MC Solaar a mené au sein du rap français. Le temps d’une phrase, il y définit ce en quoi il croit : Qu’on épèle les voyelles, dès qu’on sonne les consonnes, la musique est bonne. Dans une interview datant de l’époque de l’album Prose Combat (1994), il exprime encore plus clairement ce besoin qu’il a de faire vibrer les mots à tout moment d’une phrase : « Avant, l’essentiel était la rime finale qui permettait de retrouver le mot ou la phrase. Connaissant la fin, tu retrouves tous les mots antérieurs. Désormais, c’est la manière de couper la phrase avant d’arriver à la rime qui compte. Ne pas être obligé de s’arrêter à la rime finale : plutôt faire plein d’assonances internes, ou bien une rime qui, au lieu d’être en fin de vers, est en rejet je ne sais pas si ça a un nom. Ou pouvoir en injecter plein dans le vers. Pour moi, c’est en mettant en valeur la quatrième phrase que je suis certain de me rappeler toute la chanson. »

LES DISCIPLES : DE PIERRE VASSILIU À GÉRALD GENTY

Voici quelques extraits de chansons d’auteurs qui se sont amusés eux aussi à jouer avec les allitérations, mais de manière plus occasionnelle.

En 1967, Nino Ferrer a construit la chanson « Mon copain Bismark » sur une phrase stupide mais diablement amusante grâce à son jeu sonore et au fait qu’elle est maintes fois répétée : Mon copain Bismark / Qui faisait cornac dans un cirque / Et traduisait Pétrarque, en turc, à Dunkerque.

Cette année-là, Pierre Vassiliu chante « Et ta sœur », un incroyable virelangue bourré de calembours et de contrepèteries : Depuis qu’ mon père est maire / Ma mère s’est fait la paire / Elle est sœur au couvent des Saints Pères / Mais ce n’est qu’éphémère / Malgré ce qu’ait fait père / Elle espère qu’après sœur elle sera mère / Heureusement pour moi j’ai un parent qui est marin/ C’est mon parrain il est marrant / On ne se voit qu’une fois par an / Et pendant qu’elle espère / Ma sœur Ise vit au pair / Chez mon frère qui est masseur à Mamers / Et mon frère Pierre se terre dans les sapeurs de terre….

Dans le même esprit, Pierre Louki chante « La main du masseur » (1976), un texte mis en musique par Gainsbourg : Tant ma sœur est massée / Qu’elle n’en a pas assez / Par les amis d’amis / D’autres amis sont admis / Sur ma sœur en commun / Tant d’amis passent la main / Qu’on n’ sait plus où – farceur ! / Passe la main d’ma sœur.

« Le petit potier » (1977) de Pierre Perret est construit intégralement sur les allitérations en [p]: C’est un petit potier qui a une poupée et qui peut pas / Quelquefois il peut peu, mais souvent il peut pas / C’est un petit potier qui a une poupée et qui peut pas / Mais ce petit potier a bien le droit d’être papa….

La même année, nous avons droit à la plus belle réussite en la matière du dingo des mots Richard Gotainer, à savoir « Le moustique » dont voici un échantillon : Sans bouger, j’épie / Paralysé par la panique / Sans bouger, j’épie / Tapi dans la nuit / C’est le bruit typique / Le cri de la bête qui pique / C’est le bruit qui pique, typique au moustique / Les yeux tout bouffis / A l’affût du moindre trafic / Les yeux tout bouffis / Debout sur le lit / J’épie la musique / Le bruit de la bête qui pique / J’épie la musique typique au moustique… Bien plus tard, sur l’album Elle est pas belle la vie ?!? (1994), il montre qu’il est toujours capable de faire s’entrechoquer les mots avec « Les aoûtats » qui, en ‘langage faussement indien’, à coup d’onomatopées, de mots-bruits et d’interjections, décrit de manière caricaturale les démangeaisons des piqûres d’aoûtats : Au moua d’Août, wahou ! / Qui n’a, qui n’a, pas eu des aoûtats ! / Ces bébêtes-là / Concons / Bah, pouah, caca / Pas bon / En catimini / Gratouille / Et quoique petits / Casse-couilles…. À écouter aussi dans le genre, sur le même album : « La pépie qui t’a ».

Sur un texte de Michel Grisolia et de Françoise Mallet-Joris, Marie-Paule Belle, en 1978, chante « L’alibi de la libido » au refrain très allitérant : L’alibi de la libido / L’abus du nu libidineux / La littérature a bon dos….

La même année, Denis Wetterwald a commis « L’avis que j’avais sur la vie » et « Le doux délit du lit défait », des titres qui cachent deux fameux délires avec les mots-sons.

De tous les chanteurs populaires, Alain Souchon fait sans conteste parti de ceux qui cherchent le plus à jouer avec la langue. On retrouve ce joli jeu sonore dans « Papa Mambo » (1978) : Tout empâtés patauds / Par les pâtés les gâteaux / Ankylosés soumis / Sous les kilos de calories. Dans « Foule sentimentale » (1993), il va plus loin en jouant sur les sons [dé], [con(ne)] et [né]: On nous prend faut pas déconner dès qu’on est né / Pour des cons alors qu’on est….

Même Barbara s’est laissée prendre au jeu avec son « Sid’amour à mort » (1987) : Si s’aimer d’amour / C’est mourir d’aimer / Sont mourus d’amour / Seuls et sidannés / Les damnés d’amour / À  vouloir s’aimer / Ils sont morts d’amour / Sid’assassinés.

Certains textes de Philippe Lafontaine peuvent vraiment être considérés comme des virelangues. « L’amant-Tequila » (1990) est un très bon exemple : Surtout si tu t’appelles Tequila / Que tu pagaies, pas gaie, Panne de Coke / Et qu’tous tes baisers goûtent le cola / […] / Facile à dire lascif à faire / Docile à rire si belle affaire / Rends-moi l’ivresse polygame / Si je manque de feeling / File m’en / La guitare agitée sur des danses à gitan…

Grand amoureux du verbe, Dick Annegarn est responsable aussi de nombreuses trouvailles comme Âme vagabonde, âme qui abonde dans le bon sens du monde (« Est-ce que c’est loin ? », 1990), Vagues de vents qui vont devant de vrais volcans / Crachant la lave qui va avalant (« Rabbi Jésus », 1997) ou encore Tous ses cils se soucient de ses sourcils (« J2M », 2005).

Avec des textes cosignés par Boris Bergman, Serge Gainsbourg ou Jean Fauque, Alain Bashung savait faire sonner notre langue comme peu : J’écume / J’ai qu’une idée, éternuer, te retourner le canoë / Être le dernier à s’éterniser / Sur ton corps alangui / […] / Du premier jet, j’ai tout gardé / Puis j’ai mélangé le léger le corsé / J’écume…. (« J’écume », 1991). Ou encore : En Écosse des gosses écossent / Des chimères en chair et en os / D’accortes soubrettes les escortent / En Écosse des gosses précoces / Chopent des crampes / À faire l’amour à tue-tête… (« Que n’ai-je », 1994).

N’oublions pas Gérard Morel, grand virtuose du jeu sur les rimes insolites et insolentes. Dans « Ma Natacha » (2005), il montre qu’il n’est pas en reste non plus, question allitérations : Elle était rat à l’Opéra / J’étais matou, miteux, pacha / Pataud, patraque et cætera / Elle se prénommait Natacha […] C’ qui m’attache à ma Natacha / C’est p’t-être la laisse de son deux-pièces / P’t-être les lacets de son corset / P’t-être le lasso de nos assauts […] Qu’est-ce qui m’attache à Natacha ? / C’est pas ses grands écarts, c’est pas / Ses sauts de carpe, pas ses pas cha- / -ssés, pas ses pointes ou ses faux-pas.

En 2006, Babx étonne avec « Crack maniac » : Crack maniac panique / Sept ans de nique / Putain de mic mac / Ta gueule en brade / À Stalingrad / Sur le tarmac / Mecs et macs / Trinquent et traquent / Braquent et troquent / Des météores….

Enfin, la même année, Gérald Genty s’est adonné aussi à l’exercice avec brio, dans « Du yoyo dans l’Ohio ». D’abord, un couplet bien barré : La baraquée Rebecca qu’allait de bar en cabaret / S’est fait en brique une baraque à Baccarat / Avec un braque un bourriquet et surtout la baraka / Rebecca a braqué la banque de Baccarat / C’était risqué, Rebecca, car les banquiers de Baccarat ont de très gros bras / Depuis Rebecca brique un gros break devant sa grosse baraque à Baccarat / …. Et puis ce refrain gouleyant : Car j’y suis prof / De yoyo dans l’Ohio / D’aïoli dans l’Iowa / De yoyo dans l’Ohio / D’aïoli dans l’Iowa.

***

Les tout grands comme Gainsbourg, Nougaro ou Souchon ont vite compris que l’enjeu d’un texte de chanson, ce n’est pas le thème, mais bien les manières dont on aborde ce thème : l’angle d’approche, le style et puis bien sûr la forme. En misant sur la musicalité des mots autant que sur leur mise en musique pour faire sonner leurs chansons, certains auteurs ont vraiment pris conscience du plus qu’ils pouvaient leur apporter.

La plupart des chansons construites sur des allitérations et des assonances recherchent avant tout les effets comiques et ludiques. Et c’est vrai que ça fonctionne à merveille quand on écoute les virelangues farfelus de Boby Lapointe ou l’emberlificoté « Et ta sœur » de Pierre Vassiliu. Mais, jouer avec les sonorités de la sorte n’est pas incompatible avec un répertoire plus « sérieux ». Le salace « Variations sur Marilou » de Gainsbourg ou le dénonciateur « Victime de la mode » de MC Solaar sont des exemples de textes sonores qui ont clairement d’autres buts que faire rire. Une chose est sûre néanmoins : quelles que soient les intentions de l’auteur, ces jeux sonores sont toujours au moins un amusement pour l’esprit.

Ceci dit, le danger, en poussant ce genre d’exercices à l’extrême, est de tomber dans le jeu gratuit : le son qui ne fait plus sens. Parmi les obsédés textuels, les auteurs les plus talentueux arrivent toujours à donner à leurs textes une autre dimension que le simple exercice de style. C’est évident que les plus belles chansons allitérantes sont celles qui arrivent à toucher l’auditeur autant par leur manière originale de traiter le contenu que par leurs prouesses techniques.

Guillaume Duthoit

Un Commentaire

  1. 1
    pirotte
    19 décembre 2011 à 8 h 03 min
    Permalien

    j’vais d’ce pas demander à son papa la main de la belle Amélie Vite qui de ce fait va devenir
    Amélie Dépêche

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